Oléagineux : les noix à casser, croquer et déguster

Pour votre santé, faites le plein d’énergie en croquant à belles dents toutes ces noix qui font partie des oléagineux.

La noix

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On a trouvé en Europe de grandes quantités de noix dans de nombreux gisements néolithiques qui datent de l’âge de pierre.

Le noyer serait originaire de l’Himalaya. Ses plantations se sont ensuite déployées en Asie occidentale et centrale, jusqu’à la Perse et les Balkans.

Le noyer est cité dans des écrits de l’antiquité grecque et ensuite notamment par Hildegarde de Bigen au douzième siècle.

Sa plantation s’est développée sans interruption depuis la conquête de la Gaule par les Romains.

Un noyer peut vivre centenaire. Il produit des fruits au bout d’une dizaine d’années et peut atteindre jusqu’à quinze mètres de hauteur.

Le noyer est généreux. On utilise son bois pour le mobilier, ses racines pour le fameux bois Ronce de noyer.

L’écorce est également utilisée en laxatif et dépuratif et le brou de noix, qui est fait avec l’écorce des rameaux, outre son utilisation pour teinter vêtements, cheveux et bois, fait également le bonheur des herboristes pour ses vertus antiseptique et antifongique.

Ses feuilles ont des vertus thérapeutiques pour soigner les inflammations de la peau : démangeaisons, brûlure légères, les coups de soleil, l’eczéma. On l’utilise également dans les soins contre les pellicules et pour réduire la transpiration excessive des pieds et des mains.

Le fameux vin de noix est fait avec les noix et du vin, mais aussi avec une macération de chatons qui sont les fleurs mâles du noyer, dans du vin, à découvrir .

Mais bien entendu la production la plus connue du noyer ce sont les noix, dont les coquilles peuvent servir de combustible et le fruit se croquera et servira à faire la fameuse huile de noix.

En dehors des personnes qui sont allergiques aux noix. On peut conseiller à tous d’en manger régulièrement, car elles sont riches en acides gras essentiels, Oméga 3 et Oméga 6.

De nombreuses études confirment que la consommation régulière de noix a un effet protecteur sur le système cardio-vasculaire. Quand c’est la saison, les manger fraîches durant le mois de septembre sera encore meilleur.

La noix est également riche en protéines, potassium, phosphore, magnésium, fer et vitamines B et C.

Vous pouvez également utiliser l’huile de noix crue pour les salades. Voici d’ailleurs une recette qui devrait vous mettre l’eau à la bouche. Et bien d’autres recettes.

Ingrédients

20 grammes de cerneaux de noix.

20 grammes de parmesan.

20 grammes de persil plat.

12 noix de Saint-Jacques.

1 cuillère à soupe de jus de citron.

4 cuillères à soupe d’huile de noix.

Fleur de sel et poivre.

Préparation :

Mixez les cerneaux de noix avec le persil, le parmesan et 1 cuillère à soupe d’huile de noix.
Coupez les noix de Saint-Jacques en fines lamelles et disposez-les dans un plat.
Émulsionnez le reste de l’huile de noix avec le jus de citron, salez et poivrez.

Versez cette sauce sur les noix de Saint-Jacques et parsemez la préparation avec le mélange mixé (cerneaux de noix, persil, parmesan, huile de noix),
servez aussitôt et régalez-vous.

La noisette

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La noisette, bien que plus petite que la noix et malgré tout plus riche en matières grasses que la noix.

Le noisetier étant un arbuste que l’on trouve à la lisière des bois en buisson et en haies, il est facile de cueillir les noisettes qui sont à notre portée.

Saviez-vous que le nom d’origine du noisetier, c’est le coudrier ? C’est de ce bois que les sourciers font leurs baguettes.

Les chercheurs d’or l’utiliseraient également pour chercher les filons d’or.

Chez les Celtes (VIIème siècle avant J.C.)  le noisetier était un symbole de vie et de fertilité.

D’ailleurs, sa réputation est tout à fait méritée, car cet arbuste est généreux. Il produit des noisettes dès sa huitième année et peut vivre jusqu’à soixante ans. Il est rustique et s’accommode dans tous les climats et sur tous les types de sols.

De plus, les écureuils qui adorent les noisettes contribuent en les enterrant et en les oubliant souvent à développer leur plantation sauvage.

Non seulement les noisetiers produiront leurs fruits, mais à leurs pieds on trouvera des champignons et parfois même des truffes.

Enfin si vous recherchez une source il peut vous être utile !

Comme la noix, la noisette est riche en acide gras mono-insaturé et en antioxydant excellent sur le plan cardio-vasculaire. Protégée par sa coque elle contient des vitamines E et B ainsi que du magnésium.

La meilleure période pour cueillir, acheter des noisettes fraîches est entre les mois d’octobre et de février.

Mais il est vrai que l’on trouve toute l’année des noisettes décortiquées, ou en poudre. C’est la Turquie qui en produit les plus grosses quantités. Et bien entendu on peut également trouver de l’huile de noisette qu’on utilisera crue pour aromatiser et assaisonner salade et plats divers et variés comme cette recette de « palourdes farcies au beurre de noisette », et bien d’autres recettes.

Ingrédients

40 grammes de noisettes concassées.

1 cuillère à soupe d’huile de noisette.

125 grammes de beurre salé.

Du poivre.

Le zeste d’un citron bio.

Préparation du beurre de noisette

Vous travaillez le beurre en pommade et vous y ajoutez tous les ingrédients.

Cette préparation se conservera une quinzaine de jours au réfrigérateur et pourra être utilisée pour assaisonner riz et pâtes par exemple.

Mais pour notre recette, vous l’utiliserez pour farcir vos palourdes que vous aurez ouvertes et placées sur un lit de gros sel dans un plat allant au four.

Vous laissez cuire 4 minutes dans le four chauffé à 200 degrés (Th 6,7). Vous servez aussitôt et vous dégustez.

La noix du Brésil

Noix du Bresil © Monique Pouzet – Fotolia.com

La noix du Brésil est produite par un arbre le Bertholletia Excelsa qui ne se cultive pas.

Cet arbre qui peut atteindre plus de quarante mètres de haut produit ses premiers fruits au bout d’une quinzaine d’années.

Ses feuilles, fleurs et fruits poussent au sommet du tronc qui peut mesurer jusqu’à 16 mètres de diamètre. Durant trois mois les fruits vont se ramasser tombés au sol.

Une coque marron très dure protège les noix durant la chute. De la taille d’un gros pamplemousse il faudra ensuite casser cette coque à l’intérieur de laquelle on peut avoir jusqu’à trente graines selon la taille de la coque. Elles contiennent entre 12 et 18 noix du Brésil.

Il pousse dans les forêts tropicales Amazonienne en Bolivie, Colombie, au Brésil Pérou et Vénézuéla. Il est d’ailleurs une ressource importante pour toutes les populations.

Les Indiens d’Amazonie consomment depuis toujours les noix du Brésil. Ils utilisaient également les coques fibreuses pour alimenter leurs feux.

C’est au XVIIème siècle que la production va commencer à s’exporter en Europe et se développer jusqu’à nos jours, procurant à ces peuples une source de revenus importante.

Très riche en acide gras essentiel la noix du brésil fait partie également des noix recommandées pour la santé, mais 1 ou 2 noix par jour suffit.

Sources de lipides, de protéines de sels minéraux importants pour l’organisme comme le phosphore, le calcium, le magnésium, le potassium, le zinc, le cuivre et le manganèse cette noix est plein de ressources.

On la préférera nature à croquer. Vous en trouvez dans les magasins bios ou sur internet, plutôt que dans des mélanges salés.

Vous pouvez aussi utiliser la noix du Brésil dans des recettes comme dans ce Caviar d’aubergine. Et bien d’autres recettes.

Ingrédients

50 grammes de noix du Brésil.

1 aubergine.

3 cuillères à soupe d’huile de sésame.

2 cuillères à soupe de graine de sésame.

2 gousses d’ail.

10 brins de persil plat.

Sel et poivre.

Préparation

Faites cuire l’aubergine après avoir piqué sa peau avec une fourchette pendant 30 minutes dans un four à 200° (th. 6-7).

Coupez-la en deux et prélevez sa chair avec une cuillère.
Versez dans un bol mixeur avec l’ail, le persil, l’huile de sésame et les noix du Brésil

Salez et poivrez la préparation et réservez là au frais.
Il vous reste à déguster cette préparation sur du pain grillé en le parsemant de graines de sésame.

La noix de pécan

NoixDePécan-©-Gresei-Fotolia.com

La noix de pécan qui est produite par le pacanier était une noix largement appréciée des premiers Amérindiens. Ils se nourrissaient de ces noix source de lipide, vitamines B et E, de minéraux et d’oligo-éléments, notamment le magnésium.

Elle faisait partie de leur alimentation de base. Ils utilisaient également le bois du pacanier pour boucaner la viande.

Ce sont les Espagnols au XVIème siècle qui vont en débarquant au Mexique découvrir le pacanier.

C’est vers le début du XVIIIème siècle que l’on va développer des plantations dans le nord du Mexique. Sa culture s’est ensuite développée dans le sud des États-Unis jusqu’aux Antilles.

Si l’on trouve traditionnellement des noix de pécan dans les brownies qui est d’ailleurs un gâteau typique des États-Unis.

On peut utiliser des noix de pécan dans d’autres recettes, par exemple des scones aux noix de pécan. Et bien d’autres recettes.

Ingrédients

200 grammes de farine.

80 grammes de noix de pécan.

50 grammes de beurre demi-sel.

1 œuf.

1 cuillère à soupe de sucre.

½ sachet de levure.

Préparation

Mixez grossièrement les noix de pécan.

Travaillez du bout des doigts le beurre avec la farine.

Battez l’œuf entier avec le lait.

Ajoutez le sucre, la levure et les noix de pécan et le mélange beurre farine.

Vous faites des petits tas sur une feuille de papier de cuisson.

Enfournez et laissez cuire 20 minutes dans le four que vous aurez préchauffé à 200° (th. 6-7).

 

La noix de cajou

NoixdeCajou©-helenedevun-Fotolia.com

À la même époque que les Espagnols, les Portugais vont découvrir le Brésil et cet arbre l’anacardier que les Indiens Tupi nommaient : « acaju ».

À l’époque les Indiens consommaient le fruit qui ressemble à une pomme (nommait pomme de cajou), qu’ils pressaient pour récupérer le jus qui de saveur aigre douce était très parfumé.

En fait la noix de cajou se développe en premier dans la forme que l’on connaît, mais dans une gaine protectrice de couleur verte. Ensuite au-dessus du pédoncule pousse la pomme.

Quand le fruit est mûr, on le cueille ou il tombe et on le ramasse et c’est là que commence le travail le plus important pour récupérer la noix de cajou.

En effet entre la noix et son écorce il y a un liquide très caustique appelée « baume de cajou ». Il faut donc dégager la noix de son enveloppe avec précaution.

Ce sont les Portugais qui vont implanter l’anacardier et la culture des noix de cajou en Inde qui va devenir le premier producteur au monde de noix de cajou. Les récoltes ont lieu en mars en Inde et au Brésil et de janvier à juin en Afrique.

On trouve maintenant des noix de cajou grillées sans sel ajouté que l’on peut croquer ou utiliser en cuisine dans de nombreuses recettes sucrées et salées. Comme les autres noix de la famille des oléagineux, elle est riche en lipide et notamment en magnésium.

Enfin ce qui est nourrissant, délicieux et très rapide à faire ce sont les laits d’amandes, de noisettes et de noix de cajou avec un extracteur de jus. Par exemple pour une personne 1 verre de lait (animal ou végétal selon votre goût) 1 banane et une grosse poignée de noix de cajou.

*Source et Recettes :
Livre :« Les vertus des graines et des noix » de Domitille et Michel Langot
http://brut-de-coques.com

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